
On a pu quitter le Sea Shack avec un de ses résidents, un Viennois, qui nous a déposé une centaine de kils plus loin, dans le seul camping de Grande Vallée. Le décor a changé, le plat a laissé place à de "hautes" collines boisées (des parcs nationaux et réserves fauniques) mais on suit toujours le fleuve et notre chère 132. Le camping est désert et la gérante nous propose de passer la nuit à l'intérieur de la salle communautaire, avec télé et

fourneau à bois, autant dire le grand luxe, même sans lit. Encore un magnifique coucher de soleil. Le lendemain (14), étant donné la beauté et la tranquilité du site, on décide de rester pour une nuit supplémentaire. On trouve sur le terrain plein de pets de loups (champignons pour les ignares) qui accompagnent fort bien le petit filet mignon du souper. O

n apprend (eh oui la télé...) que les restes de Ike nous arrivent dessus, effectivement il vente en tabarnak. Après une nuit mouillée, une chance de se faire prendre en stop par des Roumains qui vont justement au Parc Forillon. On embarque! 3 km à pieds pour rejoindre le camping et se rendre compte que la seule possibilité d'approvisionnement a fermé la veille... Il faut donc rationner ce qu'il nous reste car le lendemain 20 km de marche sont prévus. Des repas pas terribles mais on a assez à manger. Nuit très froide et réveil très matinal, maisl il fait grand beau (après une semaine de moche) et ça nous motive. Youhouhou! La balade est magnifique, en-haut en-bas dans la forêt, on se

croirait par chez nous... Sauf qu'à notre droite... L'OCEAN! On atteint le Cap Gaspé, ses phoques, ses baleines et ses fous vus d'en-haut. Retour au campement, remballage et on marche encore pour atteindre une auberge de jeuness
e qu'on nous a conseillée au village suivant, Cap-aux-Os. Jolie chambre privée avec matelas et chauffage, trop beau. Du gras dans le bidon, un coup de blanc offert par Vincent, le bénévole Neuchâtelois, et un diaporama nous font un peu regretter de quitter le parc déjà demain. Sur le départ, on s'autorise un petit dej québécois sur une terrasse ensoleillée en face de la b

aie de Gaspé. Cela donne du courage à Duf qui avait promis de se baigner sur la plage de Cap-aux-Os. He did it! (malgré l'eau à 10 degrés).
Deux lifts plus tard, on se retrouve dans un café sympa à Gaspé (depuis lequel on vous a d'ailleurs écrit hier) où on rencontre Suzanne et sa fille Guilaine qui nous prennent en charge toute la journée. Elles nous emmènent chez elles, nous ligotent et... non on déconne. Après la visite de la région, elles nous offrent un jus dans leur adorable petite maison, et nous conseillent de camper sur le barachois vers Coin du Banc. Le barachois, c'est un ban de terre séparant l'eau d

ouce de l'eau salée, bordée d'un côté par une réserve naturelle et de l'autre par une superbe plage de 10 km. Départ! Notre premier vrai camping sauvage (gratuit on veut dire), sur un site à côté duquel on serait passé sans cette agréable rencontre... Spectacle privé de fous de Bassan et d'oies sauvages ("outardes") en prime. Aujourd'hui on paie la belle journée d'hier en marchant jusqu'à Percé. Ca monte, ça monte... on est vidés, mais heureux. Plus que deux jours et le bateau pour les îles...
P.S.: on a passé les 1000 bornes depuis Montréal...
1 commentaires:
Missive du GCLD (groupement contre la libération du dufOpoulet): Vous pouvez toujours rêver et bon appétit bien sûr...
Ben, même à des milliers de kilomètres tu nous fais bien marrer.
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